Karen Guay nous parle de son mari, Erik Guay, le skieur alpin canadien le plus médaillé de l’histoire en coupe du monde.

Karen est l’admiratrice no#1 d’Erik, et ce, depuis 7 ans. Peu importe l’heure ou l’endroit de sa compétition à travers le monde, elle est fidèle au poste pour regarder la course de son mari. Parfois Leni, la cadette des enfants (ils en attendent un troisième le 20 mars prochain), est éveillée sans trop savoir ce qui se passe dans la vie de son papa. L’aînée, Logann, commence à peine à le réaliser, mais ne comprend pas encore tout le brouhaha qui entoure la carrière son père. Avec les enfants qui grandissent, et un autre qui arrivera bientôt, le défi de bien concilier l’horaire familial et la carrière d’Erik, devient de plus en plus délicat. Mais, Karen est une femme pleine de joie, et peu importe le défi, elle le gère superbement.

« Je savais à quoi m’attendre lorsque j’ai rencontré Erik. J’ai un excellent cercle d’amis qui m’aide beaucoup et ma belle-famille est incroyable. Le fait de vivre à Tremblant facilite les choses. Si nous étions en Europe, ça serait assez différent, il y a moins de pression au Canada, c’est évident. »

À l’aube des jeux de Sotchi, comme la plupart des Canadiens, Karen Guay commence à être nerveuse pour la course de dimanche. Comme d’habitude, elle sera debout, et regardera la performance de son mari. Seulement, cette fois, elle sait combien il tient à cette course, même si la plupart du temps, ils ne parlent jamais de ski à la maison.

« Erik gère tellement bien la pression; nous ne la sentons jamais à la maison, surtout les enfants. Nous en parlons rarement, parce que je ne sais jamais quoi dire. J’ai peur de dire quelque chose qui pourrait le déconcentrer, donc j’écoute et j’essaie simplement de le faire rire. La dernière fois qu’il n’a pas eu un bon résultat en course, je lui ai dit que c’était vraiment  »Canadien » de sa part de laisser le podium aux autres. Il a éclaté de rire. »

Quand tout baigne dans l’huile, Erik l’appelle dès que possible, sinon, Karen attend tout bonnement un appel plus tard dans la journée. Elle ne s’inquiète pas outre mesure pour dimanche, d’autant plus qu’Erik a mentionné qu’il aimerait participer aux prochains Jeux olympiques si c’est possible. La pression devient alors moindre. Mais, le plus important, c’est qu’à la maison, Erik est toujours le champion, quoiqu’il arrive, et ses enfants ont juste trop hâte de voir arriver leur papa. Tous ceux qui connaissent Erik et sa famille, savent à quel point ce sont des gens humbles.

Nous souhaitons le meilleur à Erik pour sa descente de dimanche et soyez assurés, que la montagne tremblante va vibrer de toutes ses forces, s’il réussit!

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