Tête à tête avec Félix Burke

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Nous avons rencontré le champion de vélo de montagne Félix Burke cette semaine afin de mieux connaître cet athlète émergent, athlète ambassadeur de Tremblant depuis l’été dernier. Il s’est assis avec nous à la fin d’un entraînement, encore vêtu de son maillot de vélo et chaussé de ses souliers à clips. Nous avons parléde ses débuts, de sa carrière et de ses projets d’avenir.

Tremblant : On voit que tu termines un entraînement! La saison est déjà commencée?

Félix : Oui! J’avais tellement hâte de sortir mon vélo! En attendant que les sentiers de montagne soient prêts à recevoir les vélos, je m’entraîne en vélo de route. Pour ne pas abîmer les sentiers de forêt, c’est important d’attendre qu’ils soient vraiment dégelés et durcis; sinon, on risque de les endommager pour la saison.

T : Une fois que la saison de vélo de montagne est commencée, roules-tu encore sur route?

F : Le vélo de route est un excellent exercice pour le vélo de montagne. Pour ma part, je suis assez habile dans les montées, mais je dois pratiquer à maintenir ma cadence et mon énergie sur les grands plats. Les routes aux alentours de Mont-Tremblant sont idéales pour ça!

T : Tu sembles être un vrai passionné de ton sport! Est-ce que ça toujours été le cas?

F : J’ai toujours été attiré par le vélo de montagne, mais j’ai vraiment découvert ce sport lorsque ma famille estdéménagée dans l’Ouest. Nous avons vécu à Whistler pendant quelques années et le vélo de montagne fait partie intégrante de la vie des gens là-bas. Tout le monde en fait! À force d’explorer les nombreux sentiers de la région avec mes amis et d’en faire pour le plaisir, j’ai commencé à développer un goût pour ce sport et pour la culture du vélo de montagne en général.

T : L’idée de faire compétition est venue comment?

F : L’idée de faire des courses m’est venue naturellement. Il y avait des courses quasi hebdomadaires à Whistler et j’ai commencé à m’inscrire comme novice, avec mon père. De course en course, mon niveau progressait et je rejoignais un peloton différent chaque fois! À la fin de mon premier été, j’étais dans les meilleurs de ma catégorie. Lors de l’hiver 2011-2012, j’avais la Coupe junior comme objectif et je me suis mis à l’entraînement de façon plus intense. Je faisais un peu n’importe quoi comme entraînement! Je soulevais les trucs les plus lourds que je trouvais dans le gym, etc. Tout de même, l’été suivant, j’ai participé à des camps de sélection pour l’équipe de la Colombie-Britannique où j’étais considéré parmi des athlètes de niveau national. Quand nous sommes revenus au Québec, c’est là que j’ai commencé à prendre ça plus au sérieux; je me suis associé à un coach et mes entraînements sont devenus plus adaptés et structurés.

T : Tu as dû voir une grande différence dans le niveau d’entraînement?

F : Disons qu’une des plus grandes différences, c’est que lorsque je m’entraînais en solo, si je ne voulais pas sortir, je sautais une journée. Tandis qu’avec un coach, même quand tu n’as pas envie, il faut que tu le fasses! C’est une excellente motivation. Auparavant, je m’entraînais de manière très générale dans le gym et maintenant c’est surtout axé sur le vélo et les exercices de stabilité.

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T : Alors quand est-ce que ta carrière d’athlète a commencé?

F : Je peux dire que ma carrière d’athlète a vraiment commencé à l’été 2013, lors de ma première participation à la Coupe Canada, où j’ai terminé en 2e position. Deux semaines plus tard, j’ai gagné la 2e Coupe Canada. Cet été-là, tout allait bien! Je suis arrivé 2e aux championnats nationaux, j’ai été sélectionné au sein de l’équipe nationale et je suis arrivé 10e à la Coupe du monde au montSainte-Anne. Aux Championnats du monde, j’ai terminé 25e, ce qui m’a permis de monter au tiers 2 dans l’équipe nationale.

T : Un premier été de rêve! La pression devait être élevée l’été suivant?

F : Parce que je faisais partie du tiers 2, je me suis mis beaucoup de pression, en effet. J’ai progressé très rapidement pendant ma première saison et je n’étais pas assez préparé pour les autres aspects du cyclisme compétitif, comme le côté psychologique. Mes performances étaient un peu moins bonnes, mais tout de même constantes. L’été 2014 m’a permis de découvrir un autre côté du sport, et aussi,qui je suis en tant qu’athlète, ma plus grande leçon a été de réaliser l’importance d’un sain équilibre de vie. Pendant un certain temps, je faisais l’ermite et ma vie tournait 100 % autour du vélo! J’ai compris que de me concentrer uniquement sur une activité ne me rendait pas meilleur, même que ça avait l’effet contraire.

T : Avec ces nouvelles réalisations, comment t’es-tu adapté?

F : Je me suis mis à diversifier mon horaire un peu : passer du temps en famille et entre amis, me concentrer un peu plus sur l’école… C’est une étape que je devais vivre, je crois, dans ma carrière professionnelle pour retrouver l’équilibre.

T : As-tu un objectif particulier pour la saison 2015?

F : Idéalement, j’aimerais jumeler les apprentissages de ma 2e saison et les succès de ma première. Cet été marque ma première saison en tant que cycliste de catégorie professionnelle, ce qui apporte des défis en soi. La compétition est beaucoup plus élevée en U23 qu’en U19, mais je vise le podium à la Coupe de vélo de montagne Canada/Québec présentée par VéloMotion à Tremblant et aux championnats nationaux. De plus, j’aimerais atteindre le top30 avec l’équipe du Canada aux Championnats du monde en Andorre.

Mon autre objectif est de voir à la réussite de mon camp de vélo pour jeunes. C’est un projet très passionnant pour moi!

 

Nous avons bien hâte de voir et encourager notre athlète ambassadeur ce weekend à la Coupe de vélo de montagne Canada/Québec! Bonne chance Félix!

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1 réponse
  1. Kathy Pellerin
    Kathy Pellerin dit :

    Bravo à cet athlète qui est un exemple de courage et détermination pour tous les Québécois et Québécoises. Un athlète qui de par ses performances est un ambassadeur pour le Québec

    Kathy Pellerin

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